Monday, January 17, 2005
Il n'y a plus de saisons
Floutch. Si le son qui définit les Colts d'Indianapolis de Peyton Manning pendant la saison est celui de la rencontre subtile du cuir du ballon oval avec la pellicule plastique des numéros sur le chandail de ses receveurs, quand vient l'hiver et les séries, le seul son qu'on entend c'est bien le floutch des ballons et des rêves de Superbowl de l'équipe qui viennent s'écraser dans la neige du Massachusetts. 49 points pour les Colts contre Denver bien au chaud dans leur dôme douillet en Indiana, 3 points contre les Patriots sur le gazon gelé de Boston. On a beau parler et reparler des lacunes défensives des Colts, c'est pourtant bien leur attaque surdouée qui perd son chemin dans les paysages hivernaux du mois de janvier.
C'est la défense qui gagne les championnats, on l'a dit et redit et on le redira encore. Si c'est plus ou moins vrai dans tous les sports, ce l'est peut-être tout particulièrement au football, où un quart-arrière médiocre comme Trent Dilfer peut afficher fièrement sa bague du Super Bowl alors qu'un Dan Marino doit se contenter d'une bague de mariage.
Pourquoi cette particularité du sport national américain? C'est à Dieu et à Météomédia qu'il faut poser la question. Le football, c'est l'automne, sans quoi ses mastodontes en armure tomberaient comme des mouches sous le soleil de juillet. Et quand on commence la saison en septembre, impossible de la terminer avant les premières neiges, quand les doigts et les ballons congelés refusent leur emprise aux adeptes du jeu aérien.
La meilleure chose qui pourrait arriver à Peyton Manning, ce serait d'être échangé à Green Bay, où il devrait apprendre à jouer dans ce congélateur format géant que devient le Lambeau Field en décembre et en janvier. Pas de doute qu'avec son intelligence du jeu, s'il ne devenait pas un véritable Inuit du football comme a pu l'être Brett Favre, il apprendrait à tirer son épingle du jeu dans les pires conditions. En attendant, il devra se contenter d'offrir à Dieu une oraison quotidienne pour que le cours du temps s'inverse et que la saison commence en janvier pour se terminer dans les dernières chaleurs de la fin août.
C'est la défense qui gagne les championnats, on l'a dit et redit et on le redira encore. Si c'est plus ou moins vrai dans tous les sports, ce l'est peut-être tout particulièrement au football, où un quart-arrière médiocre comme Trent Dilfer peut afficher fièrement sa bague du Super Bowl alors qu'un Dan Marino doit se contenter d'une bague de mariage.
Pourquoi cette particularité du sport national américain? C'est à Dieu et à Météomédia qu'il faut poser la question. Le football, c'est l'automne, sans quoi ses mastodontes en armure tomberaient comme des mouches sous le soleil de juillet. Et quand on commence la saison en septembre, impossible de la terminer avant les premières neiges, quand les doigts et les ballons congelés refusent leur emprise aux adeptes du jeu aérien.
La meilleure chose qui pourrait arriver à Peyton Manning, ce serait d'être échangé à Green Bay, où il devrait apprendre à jouer dans ce congélateur format géant que devient le Lambeau Field en décembre et en janvier. Pas de doute qu'avec son intelligence du jeu, s'il ne devenait pas un véritable Inuit du football comme a pu l'être Brett Favre, il apprendrait à tirer son épingle du jeu dans les pires conditions. En attendant, il devra se contenter d'offrir à Dieu une oraison quotidienne pour que le cours du temps s'inverse et que la saison commence en janvier pour se terminer dans les dernières chaleurs de la fin août.