Monday, July 05, 2004
Fin de l'Euro
Voila l'Euro qui est fini, il n'en reste que la joie des Grecs et le souvenir de ceux qui ont réussi, et de ceux qui ont échoué. La force d'un tournoi comme celui-là c'est la même que celle des Olympiques, il n'y en a qu'un aux quatre ans. Avec la Coupe du monde, ça fait un tournoi important aux deux ans. Quand on pense qu'un joueur est à son top niveau peut-être six ans, avec un peu de chance (et la nationalité européenne) il aura trois tournois pour faire sa marque dans l'histoire du foot. Cette année, qui aura marqué l'imaginaire? Aucun Grec, malgré leur victoire. Si enfin on saura nommer un ou deux joueurs sans trop se creuser la tête, un Zagorakis ou un Nikopolidis, on se souviendra d'eux pour leur jeu collectif, pas pour leurs individualités; et surtout pour l'ennui qu'ils ont su injecter dans un tournoi qui s'avérait jusque-là fort séduisant. Nul ne saurait les en blâmer, on ne peut demander à un cheval de labour de courir avec un pur-sang; mais si les Lettons par exemple en ont charmé plus d'un avec leur jeu déterminé quoique chaotique et les échapées inoubliables de Verpakovskis, les Grecs n'auront charmé que ceux qui ne suivent le foot que dans les journaux. C'est une jolie histoire de Cendrillon, mais une Cendrillon laideron qui n'a pu conquérir le coeur du prince qu'en jetant de la boue sur toutes les autres prétendantes. Si le sport n'a qu'une seule vérité, la victoire, il s'impose de savoir les en féliciter; mais ce qui est n'est pas moins sûr, c'est qu'il ne faut pas les en remercier.
Mais il n'y a pas que les équipes qui cherchent la consécration à l'Euro; il y a aussi les joueurs, qui ne l'oublions pas, malgré leur salaires parfois multi-millionnaires, ne gagnent pas un centime d'Euro pour leurs prestations avec l'équipe nationale. Ils n'ont à y gagner que la gloire. Au départ, chacun se voit en héros; à l'arrivée, il n'en reste que très peu. Cette année le grand gagnant de cette course est sans aucun doute Wayne Rooney, qui a créé la sensation à seulement dix-huit ans. Le grand perdant? Peut-être Thierry Henry, si seulement parce que c'était celui qui avait le plus à perdre. On parlait d'un grand joueur, peut-être le plus grand du moment, avec un grand tournoi il n'y aurait plus personne pour ajouter un "mais" lorsqu'on cherche le meilleur joueur de la planète foot. Il a déçu, sans aucun doute, mais c'est surtout la France qui a déçue, et quand une équipe déçoit, ce sont les vedettes qui écopent, avec raison. La difficulté pour un avant-centre c'est qu'il est l'aboutissement du jeu créé par les autres joueurs, et la France n'a rien créé lors de cet Euro. Les chances qu'il a eues, il les a créées lui-même, seul face à l'adversaire. Des demi-chances qu'il n'a pas souvent su prendre. Il aurait pu faire mieux, mais c'est surtout la France qui aurait pu et du faire mieux.
Qui est à blâmer? À chacun son bouc émissaire, mais Jacques Santini doit prendre sa part du blâme, et une part de celle de chaque joueur également. De son annonce avant le tournoi qu'il allait quitter l'équipe de France pour rejoindre les Anglais de Tottenham, l'ennemi juré des quatre Gunners de l'équipe, c'était déjà à la fois de mauvais augure et de mauvais goût, surtout lorsqu'on contraste avec la classe d'un Didier Deschamps, qui a peut-être perdu le poste à la Juve en refusant de discuter de son avenir avant la fin du parcours de Monaco en Ligue des Champions. Ses choix tactiques au départ du tournoi, on pourrait en discuter également, mais c'est le cas pour chaque entraineur à chaque tournoi. Là où il est difficile de lui trouver des excuses, c'est lorsqu'il présente le même schéma de jeu stérile et le même manque flagrant d'imagination alors que les mauvaises performances se suivent et se ressemblent, malgré les premiers résultats flatteurs. Il y avait un constat d'échec à poser dès le premier match, et des solutions à chercher. Au deuxième, cette nette impression devenait une évidence. Au troisième, une obligation. Et au fatal quart-de-finale, une honte. Seraient-ce les joueurs qui auraient refuser de mettre en application ses choix tactiques? Ce n'est pas là une circonstance exténuante mais bien une pièce à conviction supplémentaire. Le premier travail d'un entraineur est de s'adjuger la confiance de ses joueurs. Dans le cas contraire, c'est l'échec assuré.
Mais il n'y a pas que les équipes qui cherchent la consécration à l'Euro; il y a aussi les joueurs, qui ne l'oublions pas, malgré leur salaires parfois multi-millionnaires, ne gagnent pas un centime d'Euro pour leurs prestations avec l'équipe nationale. Ils n'ont à y gagner que la gloire. Au départ, chacun se voit en héros; à l'arrivée, il n'en reste que très peu. Cette année le grand gagnant de cette course est sans aucun doute Wayne Rooney, qui a créé la sensation à seulement dix-huit ans. Le grand perdant? Peut-être Thierry Henry, si seulement parce que c'était celui qui avait le plus à perdre. On parlait d'un grand joueur, peut-être le plus grand du moment, avec un grand tournoi il n'y aurait plus personne pour ajouter un "mais" lorsqu'on cherche le meilleur joueur de la planète foot. Il a déçu, sans aucun doute, mais c'est surtout la France qui a déçue, et quand une équipe déçoit, ce sont les vedettes qui écopent, avec raison. La difficulté pour un avant-centre c'est qu'il est l'aboutissement du jeu créé par les autres joueurs, et la France n'a rien créé lors de cet Euro. Les chances qu'il a eues, il les a créées lui-même, seul face à l'adversaire. Des demi-chances qu'il n'a pas souvent su prendre. Il aurait pu faire mieux, mais c'est surtout la France qui aurait pu et du faire mieux.
Qui est à blâmer? À chacun son bouc émissaire, mais Jacques Santini doit prendre sa part du blâme, et une part de celle de chaque joueur également. De son annonce avant le tournoi qu'il allait quitter l'équipe de France pour rejoindre les Anglais de Tottenham, l'ennemi juré des quatre Gunners de l'équipe, c'était déjà à la fois de mauvais augure et de mauvais goût, surtout lorsqu'on contraste avec la classe d'un Didier Deschamps, qui a peut-être perdu le poste à la Juve en refusant de discuter de son avenir avant la fin du parcours de Monaco en Ligue des Champions. Ses choix tactiques au départ du tournoi, on pourrait en discuter également, mais c'est le cas pour chaque entraineur à chaque tournoi. Là où il est difficile de lui trouver des excuses, c'est lorsqu'il présente le même schéma de jeu stérile et le même manque flagrant d'imagination alors que les mauvaises performances se suivent et se ressemblent, malgré les premiers résultats flatteurs. Il y avait un constat d'échec à poser dès le premier match, et des solutions à chercher. Au deuxième, cette nette impression devenait une évidence. Au troisième, une obligation. Et au fatal quart-de-finale, une honte. Seraient-ce les joueurs qui auraient refuser de mettre en application ses choix tactiques? Ce n'est pas là une circonstance exténuante mais bien une pièce à conviction supplémentaire. Le premier travail d'un entraineur est de s'adjuger la confiance de ses joueurs. Dans le cas contraire, c'est l'échec assuré.
Sunday, July 04, 2004
My Test Article
Wow. I just created this blog and its AW-SOME-O!