Wednesday, December 08, 2004
Pas de surprises
La sixième et dernière journée des matches de poule de la ligue des Champions donne toujours lieu à un étrange mélange entre des matches âprement disputés, comme le fantastique Liverpool-Olympiacos d'hier, et d'autres quasiment surréalistes où une équipe déjà qualifiée ou au contraire déjà éliminée donne un repos bien mérité à ses joueurs réguliers. Le Shaktar Donetsk, obscure petite équipe ucrainienne, peut bien en témoigner, puisqu'ils se sont tapés le Barça version "péril jeune" par la marque de 2-0. Disons que l'emblématique brésilien Ronaldinho n'a pas dû en perdre son fameux sourire pour autant, emmitouflé dans une couette sur les lignes de côté.
Cette sixième journée, c'est celle où tous les amateurs de foot se recyclent en mathématiciens, et pas de doute que ça prend la bosse des maths pour s'y retrouver dans ce dédale de scénarios hypothétiques qui détermineront les élus et les déchus. Pour ceux qui ont de la misère avec leurs impôts, mieux vaut demander à un ami comptable de vous aider à y voir clair, car c'est autrement plus compliqué. Parlez-en aux joueurs d'Olympiakos, qui avaient trois chemins possibles pour s'assurer d'une qualification mais qui se sont butés à un Liverpool hyper-motivé et à son capitaine Steven Gerrard, qui a mis fin au suspense avec un boulet de canon en toute fin de match qui assurait à son équipe la victoire par deux buts dont ils avaient besoin pour éliminer les Grecs.
Étrangement, après tous les calculs et les permutations possibles, quand on fait le compte à la fin de la journée, chaque club semble avoir retrouvé sa place habituelle. Sur les seize qualifiés, dix s'étaient déjà donnés rendez-vous au même stade de la compétition l'année passée. Et sur les six qui restent, avouons que pour la plupart, ils ne déchantent pas: Barcelone, Inter Milan, Liverpool, Bayer Leverkusen...il n'y a peut-être que le Werder Bremen et le PSV Eindhoven qui détonnent quelque peu, quoique Bremen étant champion en titre de la Bundesliga allemande, on ne peut certes pas les considérer comme de véritables intrus.
Enfin, et oui, le Real Madrid s'est qualifié in extremis contre la Roma. S'il y a un avantage à avoir une équipe qui s'apparente plus à un premier rôle de telenovela brésilienne qu'à un club sportif, c'est que les évènements semblent parfois conspirer pour s'assurer qu'il y aura bien un prochain épisode. La Roma, déjà éliminée, avait choisi de faire souffler ses meilleurs éléments, comme Totti et Cassano, sans compter que si le match se jouait bien à Rome, ce n'étaient pas les tifosis qui allaient pouvoir pousser leur équipe B à l'exploit. Le match se jouait en quelque sorte à "guichets fermés" sans spectateurs, punition imposée par l'UEFA suite aux actions de certains spectateurs qui s'en étaient pris à l'arbitre Anders Frisk lors du premier match face à Kiev, le blessant à la tête d'un briquet lancé depuis les gradins.
Si les madrilènes n'ont pas volé la victoire hier, ils l'avaient déjà payée cher au préalable en fin de semaine face à Villareal en Liga espagnole, puisque l'entraineur Garcia Remon avait choisi de mettre au repos forcé ses joueurs clés, comme Ronaldo et Zidane, en prévision du match crucial d'hier. Résultat, un nul chanceux au compte de 0-0, et les Blancs se retrouvent déjà à dix points du Barça qui cavale seul en tête. Le pari était risqué, mais vu les millions et le prestige rattaché à la qualification pour la ronde suivante, il était sans doute nécessaire. Dans tous les cas, ça a exposé au grand jour la faiblesse des réserves du club de la capitale espagnole, déjà que les vedettes de l'équipe ne font pas grand chose non plus cette année.
Petite note en terminant, journée faste pour les clubs français toujours en lice, Monaco et Lyon: 5-0 pour l'un face au Deportivo, 5-0 pour l'autre face au Sparta Prague, les deux se qualifiant ainsi en tête de leur groupe respectif. Si les Français ont longtemps tiré de la patte face aux grands clubs d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre et d'Allemagne, ils semblent vouloir confirmer cette année leur retour en force. Seul le PSG, très décevant face au CSKA Moscou, n'a pas réussi à se joindre au cortège. S'il est toujours difficile pour les clubs d'un championnat soi-disant "pauvre" comme la Ligue 1 française de pallier à la perte continuelle de ses meilleurs joueurs qui s'expatrient dans les grand championnats étrangers, ils semblent avoir gagné leur pari d'investir dans la formation et la jeunesse. Bien joué les cousins!
Cette sixième journée, c'est celle où tous les amateurs de foot se recyclent en mathématiciens, et pas de doute que ça prend la bosse des maths pour s'y retrouver dans ce dédale de scénarios hypothétiques qui détermineront les élus et les déchus. Pour ceux qui ont de la misère avec leurs impôts, mieux vaut demander à un ami comptable de vous aider à y voir clair, car c'est autrement plus compliqué. Parlez-en aux joueurs d'Olympiakos, qui avaient trois chemins possibles pour s'assurer d'une qualification mais qui se sont butés à un Liverpool hyper-motivé et à son capitaine Steven Gerrard, qui a mis fin au suspense avec un boulet de canon en toute fin de match qui assurait à son équipe la victoire par deux buts dont ils avaient besoin pour éliminer les Grecs.
Étrangement, après tous les calculs et les permutations possibles, quand on fait le compte à la fin de la journée, chaque club semble avoir retrouvé sa place habituelle. Sur les seize qualifiés, dix s'étaient déjà donnés rendez-vous au même stade de la compétition l'année passée. Et sur les six qui restent, avouons que pour la plupart, ils ne déchantent pas: Barcelone, Inter Milan, Liverpool, Bayer Leverkusen...il n'y a peut-être que le Werder Bremen et le PSV Eindhoven qui détonnent quelque peu, quoique Bremen étant champion en titre de la Bundesliga allemande, on ne peut certes pas les considérer comme de véritables intrus.
Enfin, et oui, le Real Madrid s'est qualifié in extremis contre la Roma. S'il y a un avantage à avoir une équipe qui s'apparente plus à un premier rôle de telenovela brésilienne qu'à un club sportif, c'est que les évènements semblent parfois conspirer pour s'assurer qu'il y aura bien un prochain épisode. La Roma, déjà éliminée, avait choisi de faire souffler ses meilleurs éléments, comme Totti et Cassano, sans compter que si le match se jouait bien à Rome, ce n'étaient pas les tifosis qui allaient pouvoir pousser leur équipe B à l'exploit. Le match se jouait en quelque sorte à "guichets fermés" sans spectateurs, punition imposée par l'UEFA suite aux actions de certains spectateurs qui s'en étaient pris à l'arbitre Anders Frisk lors du premier match face à Kiev, le blessant à la tête d'un briquet lancé depuis les gradins.
Si les madrilènes n'ont pas volé la victoire hier, ils l'avaient déjà payée cher au préalable en fin de semaine face à Villareal en Liga espagnole, puisque l'entraineur Garcia Remon avait choisi de mettre au repos forcé ses joueurs clés, comme Ronaldo et Zidane, en prévision du match crucial d'hier. Résultat, un nul chanceux au compte de 0-0, et les Blancs se retrouvent déjà à dix points du Barça qui cavale seul en tête. Le pari était risqué, mais vu les millions et le prestige rattaché à la qualification pour la ronde suivante, il était sans doute nécessaire. Dans tous les cas, ça a exposé au grand jour la faiblesse des réserves du club de la capitale espagnole, déjà que les vedettes de l'équipe ne font pas grand chose non plus cette année.
Petite note en terminant, journée faste pour les clubs français toujours en lice, Monaco et Lyon: 5-0 pour l'un face au Deportivo, 5-0 pour l'autre face au Sparta Prague, les deux se qualifiant ainsi en tête de leur groupe respectif. Si les Français ont longtemps tiré de la patte face aux grands clubs d'Espagne, d'Italie, d'Angleterre et d'Allemagne, ils semblent vouloir confirmer cette année leur retour en force. Seul le PSG, très décevant face au CSKA Moscou, n'a pas réussi à se joindre au cortège. S'il est toujours difficile pour les clubs d'un championnat soi-disant "pauvre" comme la Ligue 1 française de pallier à la perte continuelle de ses meilleurs joueurs qui s'expatrient dans les grand championnats étrangers, ils semblent avoir gagné leur pari d'investir dans la formation et la jeunesse. Bien joué les cousins!