Tuesday, September 07, 2004

Les rhinocéros enfin vaincus

Enfin, après tant de succès en saison régulière, l'Impact est parvenu à battre l'équipe qu'elle n'a jamais su battre en séries, son rival de toujours, cette équipe qui paraissait avoir pour seule fonction de permettre aux partisans de l'Impact de savoir avec certitude quand la saison allait se terminer. L'Impact contre les Raging Rhinos, deuxième match le 5 septembre? Chérie, c'est bon, on peut prendre les billets pour le Botswana le 6. Il n'y a pas de rhinocéros là-bas j'espère?

Une autre victoire par le pointage de 1-0, et tout le mauvais karma des denières années qui s'évapore, le yang redevient le yin, le hasard redevient cette chose volage qui peut abandonner une équipe à tout moment et favoriser celle qui paraissait jusque-là maudite. Bon, assez de métaphores, disons tout simplement que cette fois le ballon roulait pour nous. Remarquez que quand on vise toujours le 1-0, c'est sûr que le hasard se retrouve à jouer un rôle prépondérant. S'il y avait des Italiens au Centre Claude-Robillard hier, ils devaient être fiers de voir l'équipe locale adopter la stratégie des Azzurri de leur terre ancestrale. Un but au match aller, c'est assez; il serait beaucoup trop risqué d'en chercher un deuxième. Et on a toujours ce Sebrango, il a de la graine de buteur, même si on le laisse tout seul en avant il est bien capable de se dénicher une occasion quand même.

Ça a marché. Une occasion pour l'Impact dans le match, un but, Sebrango justement, servi par Ze Roberto il va sans dire. Ce sont les seuls deux joueurs de l'Impact qui ont le talent individuel pour faire surgir le but du néant, sans qu'il naisse du travail du collectif. Et dimanche, le collectif était entièrement voué à la défense. Quand on se la joue ainsi, le match peut tourner sur pas grand chose. Vers la 70e minute, un quasi-but des Rhinos, annulé par l'arbitre pour la simple et bonne raison que le ballon n'avait pas traversé la ligne, les aurait rapprochés à un but de la victoire. Vu le passé entre les deux équipes, vu qu'il est impossible pour une équipe qui défend à outrance depuis 70 minutes d'embrayer ne serait-ce qu'en première et de se créer des chances en attaque, Greg Sutton aurait sans doute vu son but assiégé sans cesse jusqu'à la fin de la partie. Mais le but a été annulé, les Rhinos ont vociféré, un de leurs joueurs a été expulsé, et l'Impact a enfin gagné. C'était bien leur jour et c'était bien leur tour.

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