Monday, August 30, 2004
Gagner sans combat c'est pas si méchant
Si le match de mercredi contre les Aviators d'Edmonton ne nous aura rien appris sur la capacité de l'Impact à lutter contre l'adversité, ce fut par contre un belle occasion de voir la qualité de jeu que l'équipe est en mesure de déployer quand l'adversaire accepte de coopérer. Peu réputés pour la qualité de leur jeu offensif, les Montréalais ont pu se permettre de gaspiller quelques jolies chances de marquer en route vers une victoire sans équivoque au compte de 2 à 0.
La présentation des joueurs avant le match permettait déjà au profane que j'étais de deviner le style de jeu privilégié par l'équipe Montréalaise: deux grands en défense centrale, deux petits latéraux, trois diminutifs milieux de terrain et trois grands attaquants. La recette parfaite pour courir sur les côtés et jouer la longue balle dans le territoire du gardien en espérant qu'elle rencontre la tête d'une de nos grandes pousses. Rien de très original, mais une recette éprouvée qui n'exige pas d'aligner trop d'artistes du ballon.
Si le gouffre de qualité entre les deux équipes se laissait sentir dès les premières actions, on ne peut pas dire que l'Impact s'est pressé pour le convertir en occasions. Lloyd Barker et Chris Williams animaient bien le jeu sur les côtés mais les Montréalais paraissaient incapables de compléter quatre passes consécutives, malgré le peu d'opposition offert par les Aviators. Le but est venu sur la première montée de qualité de l'équipe, un bel échange entre Chris Miller et Zé Roberto menant au centre du latéral Williams dans la surface de réparation. Eduardo Sebrango s'est chargé de prolonger le ballon de la tête jusqu'à Zé Roberto qui s'est sûrement demandé s'il en avait déjà compté un but plus facile.
Tout de suite après la reprise, Sebrango, qui semble avoir le flair propre aux vrais buteurs, a hérité du ballon suite à une erreur défensive avant de déjouer tout le monde (allez, ils étaient deux, mais c'est déjà bien) et d'enfoncer le deuxième but et le dernier clou. Game over, comme dirait Éric Gagné. Le seul joueur d'Edmonton qui paraissait pouvoir faire quoi que ce soit pour changer le résultat final, le petit numéro 7, se démenait tout seul en avant, profitant des rares ballons qui parvenaient jusqu'à lui pour mettre à profit sa vitesse, mais fut maîtrisé sans trop de mal par Braz et Gervais, les deux grands gaillards de la défense centrale montréalaise. On lui suggère de se trouver un autre club s'il ne veut pas tomber dans le piège qui guette les joueurs talentueux qui évoluent dans une équipe sans talent, celui de toujours chercher à tout faire tout seul. Au vu de sa prestation d'hier, il y est déjà à moitié enlisé, mais c'est plutôt compréhensible vu le marasme qui l'entoure.
Pour ce qui est des joueurs à souligner, pas de mauvaises notes pour l'Impact. Williams et Barker ont bien fait leur travail sur les côtés dans un rôle plus offensif, Zé Roberto n'a pas fait honte à la samba brésilienne, Gervais et Braz se sont bien occupés des rares joueurs des Aviators qui sont parvenus jusqu'à eux. Le premier s'est même permis deux incursions assez cocasses dans la zone adverse. En avant, même en alignant trois attaquants. on sent la vocation avant tout défensive de l'équipe, Miller d'abord et ensuite Ribeiro reculant davantage en position de milieu de terrain avancé que de troisième attaquant; mais Ribeiro en particulier a fait un bon travail à ce niveau, provoquant quelques erreurs en pressionnant les joueurs d'Edmonton. On se demande par contre s'il n'a pas un lien de parenté avec son homonyme du Canadien, vu sa propensité à se laisser tomber au sol quand l'arbitre semble prêt à lui faire les yeux doux. Félicitations enfin à Sancho Grande, qui s'occupait du rôle ingrat de seul milieu récupérateur; admettons par contre que c'est plus facile de récupérer le ballon quand l'adversaire le rend aussi gentilment que l'ont fait les Aviators tout au long de la soirée.
Joueur du match, on le donne au numéro 7 d'Edmonton, ainsi que la médaille Pierre de Coubertin pour son esprit sportif face à l'adversité, et on lui suggère de se présenter sur le terrain avec une croix et une couronne d'épine au prochain match, son calvaire est loin d'être terminé.
La présentation des joueurs avant le match permettait déjà au profane que j'étais de deviner le style de jeu privilégié par l'équipe Montréalaise: deux grands en défense centrale, deux petits latéraux, trois diminutifs milieux de terrain et trois grands attaquants. La recette parfaite pour courir sur les côtés et jouer la longue balle dans le territoire du gardien en espérant qu'elle rencontre la tête d'une de nos grandes pousses. Rien de très original, mais une recette éprouvée qui n'exige pas d'aligner trop d'artistes du ballon.
Si le gouffre de qualité entre les deux équipes se laissait sentir dès les premières actions, on ne peut pas dire que l'Impact s'est pressé pour le convertir en occasions. Lloyd Barker et Chris Williams animaient bien le jeu sur les côtés mais les Montréalais paraissaient incapables de compléter quatre passes consécutives, malgré le peu d'opposition offert par les Aviators. Le but est venu sur la première montée de qualité de l'équipe, un bel échange entre Chris Miller et Zé Roberto menant au centre du latéral Williams dans la surface de réparation. Eduardo Sebrango s'est chargé de prolonger le ballon de la tête jusqu'à Zé Roberto qui s'est sûrement demandé s'il en avait déjà compté un but plus facile.
Tout de suite après la reprise, Sebrango, qui semble avoir le flair propre aux vrais buteurs, a hérité du ballon suite à une erreur défensive avant de déjouer tout le monde (allez, ils étaient deux, mais c'est déjà bien) et d'enfoncer le deuxième but et le dernier clou. Game over, comme dirait Éric Gagné. Le seul joueur d'Edmonton qui paraissait pouvoir faire quoi que ce soit pour changer le résultat final, le petit numéro 7, se démenait tout seul en avant, profitant des rares ballons qui parvenaient jusqu'à lui pour mettre à profit sa vitesse, mais fut maîtrisé sans trop de mal par Braz et Gervais, les deux grands gaillards de la défense centrale montréalaise. On lui suggère de se trouver un autre club s'il ne veut pas tomber dans le piège qui guette les joueurs talentueux qui évoluent dans une équipe sans talent, celui de toujours chercher à tout faire tout seul. Au vu de sa prestation d'hier, il y est déjà à moitié enlisé, mais c'est plutôt compréhensible vu le marasme qui l'entoure.
Pour ce qui est des joueurs à souligner, pas de mauvaises notes pour l'Impact. Williams et Barker ont bien fait leur travail sur les côtés dans un rôle plus offensif, Zé Roberto n'a pas fait honte à la samba brésilienne, Gervais et Braz se sont bien occupés des rares joueurs des Aviators qui sont parvenus jusqu'à eux. Le premier s'est même permis deux incursions assez cocasses dans la zone adverse. En avant, même en alignant trois attaquants. on sent la vocation avant tout défensive de l'équipe, Miller d'abord et ensuite Ribeiro reculant davantage en position de milieu de terrain avancé que de troisième attaquant; mais Ribeiro en particulier a fait un bon travail à ce niveau, provoquant quelques erreurs en pressionnant les joueurs d'Edmonton. On se demande par contre s'il n'a pas un lien de parenté avec son homonyme du Canadien, vu sa propensité à se laisser tomber au sol quand l'arbitre semble prêt à lui faire les yeux doux. Félicitations enfin à Sancho Grande, qui s'occupait du rôle ingrat de seul milieu récupérateur; admettons par contre que c'est plus facile de récupérer le ballon quand l'adversaire le rend aussi gentilment que l'ont fait les Aviators tout au long de la soirée.
Joueur du match, on le donne au numéro 7 d'Edmonton, ainsi que la médaille Pierre de Coubertin pour son esprit sportif face à l'adversité, et on lui suggère de se présenter sur le terrain avec une croix et une couronne d'épine au prochain match, son calvaire est loin d'être terminé.