Monday, August 16, 2004

Et c'est reparti...

Nous voilà reparti pour une autre saison de foot. Une autre saison, allez, dans le monde du foot on se demande parfois si on s'arrête jamais vraiment. Finale de Ligue des Champions, un petit mois pas plus et c'est l'Euro, un autre petit mois et tout recommence comme avant. Sans compter que tous les pays qui savent ce qu'est un vrai hiver ont le gros bon sens de jouer tout l'été, mais c'est un fort témoignage de la puissance d'attraction du foot que même le petit mois entre l'Euro et le début des saisons des grandes ligues du Vieux Continent semble parfois bien long.

Déjà deux fins de semaines et deux matches pour la Ligue 1 et la Bundesliga, première fin de semaine pour la Premier League, et La Liga et la Serie A ne tarderont pas à suivre. En Premier League, à part l'affrontement-clé Machester-Chelsea, soldé par un 1-0 à l'avantage des hommes du milliardaire russe Roman Abrahamovich, pas de doute que c'est le match d'Arsenal qui retient le plus l'attention. Malgré l'absence de trois des joueurs de base de l'équipe, dont Patrick Vieira qui a surpris tout le monde en résistant aux sirènes du Real Madrid, un score final sans appel de 4-1 contre une équipe d'Everton qui, avouons-le, ne luttera certes pas pour les places d'honneur cette année.

Un 4-1 au foot, ce n'est pas un 4-1 au hockey; c'est normalement un témoignage d'une domination complète tout au long de la partie. Or, s'ils ont eu le dessus, l'Arsenal a été loin de démontrer ses plus beaux atours. Beaucoup de brisures dans le jeu, surtout en première demie, quelques faiblesses en défense, un jeu en général beaucoup plus décousu que ce qu'ils ont pu nous présenter à d'autres moments. Par contre, la même efficacité absolument meurtrière dans le contre, et c'est quelque chose qui ne pardonne pas. La recette est plutôt simple: un pressing forcené, souvent à trois hommes, lorsque que le porteur de ballon semble en difficultés, et dès la récupération tout le monde ensemble vers le but adverse. Si une équipe comme Everton peut créer l'illusion à 11 contre 11, dans une montée à 4 contre 4 il n'y a rien à faire, et le but est au rendez-vous peut-être une fois sur trois. Quand on sait l'importance capitale de chaque petit but au foot, pas surprenant que beaucoup d'équipes préfèrent jouer à dix en arrière contre les Gunners plutôt que de risquer ainsi la peine capitale.

Au niveau individuel, si les Henry, Bergkamp, Ljungberg et Reyes nous ont encore démontré l'étendue de leur talent, la révélation, comme lors du Community Shield, a sans doute été Francesc Fabregas. À 17 ans et 103 jours, nouveau recordman de jeunesse d'un Arsenal plus que centennaire, le dit Cesc a fait plaisir à Racine en nous démontrant encore une fois qu'on peut être jeune et bon à condition de ne pas trop se poser de questions. Joueur sans complexes, en remplacement d'un Vieira capitaine de France et de l'Arsenal, il a rayonné au centre du terrain. Un vrai joueur de milieu, présent en récupération et cherchant un simple petit plus avec sa première passe, sans dédaigner le jeu en profondeur si un joueur s'est démarqué. Avec tout ça, un appétit du but qui le pousse à parfois s'avancer plus encore que les attaquants lorsqu'il sent l'ouverture. Ses faiblesses? On attendra la suite pour la réponse, ce n'est pas une équipe comme Everton qui saura lui poser les questions pertinentes.

Une partie, une victoire, toujours invaincus en championnat en 41 matchs. Une équipe qui nous titille, qui nous laisse croire que tout est possible. Qu'on voit gagner 4-1 en se demandant ce que ça pourrait donner s'ils se mettaient à réellement bien jouer. Qu'on se prend presque à leur souhaiter une ou deux blessures afin de profiter dès maintenant de tout ce que leurs jeunes talents ont à nous offrir. Et oui, ça recommence, et comme à chaque début de saison, les rêves d'avenir ont repris la place des certitudes du passé.

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